Formations IA
Bien choisir sa formation en intelligence artificielle
Accueil ComprendreChoisirFinancerMétiersOutils À proposContact
Comprendre · Choisir · Financer · Pratiquer
Formations IA
Comprendre l'IA, comparer les formats de formation, connaître les financements et les métiers qui recrutent
Accueil › Outils et pratique › Apprendre à écrire un prompt : la méthode pas à pas
Outils et pratique · Prompt

Apprendre à écrire un prompt : la méthode pas à pas

Apprendre à écrire un prompt : la méthode pas à pas

Un prompt, c’est la demande que l’on adresse à un assistant d’intelligence artificielle. Entre une consigne vague et une consigne précise, la qualité de la réponse change du tout au tout. Bonne nouvelle : écrire un bon prompt ne demande aucune compétence technique, seulement un peu de méthode.

Pourquoi la formulation compte autant

Un assistant conversationnel s’appuie sur un modèle de langage qui prédit, morceau par morceau, la suite la plus probable d’un texte. Il ne connaît ni votre entreprise, ni votre lecteur, ni vos attentes, sauf si vous les lui donnez. Face à une demande floue, il produit une réponse moyenne, générique, souvent décevante. Pour comprendre ce mécanisme plus en détail, voyez notre article l’IA générative, comment ça marche.

Comparez :

  • « Écris un mail pour un retard. »
  • « Rédige un courriel court et courtois à un client, M. Martin, pour l’informer que sa commande de mobilier de bureau sera livrée avec une semaine de retard en raison d’une rupture chez notre fournisseur. Propose-lui un geste commercial sous forme de livraison offerte. Ton professionnel, sans formules excessives, dix lignes maximum. »

La seconde version laisse beaucoup moins de place au hasard.

Les cinq ingrédients d’un bon prompt

IngrédientQuestion à se poserExemple
ContexteQuelle est la situation ?« Je prépare une réunion d’équipe sur le budget du trimestre. »
RôleQuel point de vue adopter ?« Agis comme un formateur qui s’adresse à des débutants. »
TâcheQu’attend-on exactement ?« Résume ce document en cinq points. »
FormatSous quelle forme ?« Un tableau à trois colonnes », « 150 mots maximum »
Contraintes et exemplesQu’éviter, quel modèle suivre ?« Pas de jargon. Voici un exemple du style attendu : … »

Tous ne sont pas nécessaires à chaque fois. Pour une question simple, une phrase claire suffit. Pour un texte destiné à être publié ou une analyse, plus le prompt est précis, plus le résultat est exploitable.

La méthode pas à pas

1. Commencer par le but

Avant d’écrire, formulez pour vous-même ce que vous voulez obtenir et pour qui. Un résumé pour un dirigeant pressé n’a rien à voir avec un résumé pour un collègue qui reprend un dossier.

2. Donner le contexte utile

Indiquez le public, l’objectif, les informations dont l’assistant a besoin. S’il doit travailler sur un texte, collez-le ou résumez-le, en respectant les règles de confidentialité (voir plus bas).

3. Décrire la tâche avec des verbes précis

« Résume », « compare », « classe », « reformule pour un public non spécialiste », « liste les arguments pour et contre » : un verbe d’action clair vaut mieux qu’un « parle-moi de ».

4. Imposer un format

Longueur, structure, ton, langue : précisez-les. Demander un tableau, une liste numérotée ou un nombre de mots limite les réponses interminables.

5. Montrer un exemple

Si vous avez un modèle de ce que vous attendez, donnez-le. Un ou deux exemples guident souvent mieux qu’une longue explication.

6. Itérer

Le premier résultat est rarement le bon. Plutôt que de tout reprendre, affinez : « plus court », « ton plus chaleureux », « ajoute un exemple concret », « supprime le troisième point ». La conversation sert justement à ajuster.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Une demande trop vague, qui donne une réponse passe-partout.
  • Plusieurs tâches mélangées dans une seule phrase : mieux vaut les enchaîner une par une.
  • Oublier le public visé, ce qui produit un ton inadapté.
  • Croire la réponse sur parole : un assistant peut inventer un chiffre, une citation ou une référence. Tout fait doit être vérifié dans une source fiable.
  • Coller des données sensibles sans se demander où elles vont.

Quelques modèles à adapter

Pour résumer un document « Voici un compte rendu de réunion. Résume-le en cinq points maximum pour un lecteur qui n’y a pas assisté. Termine par la liste des décisions prises et des actions à mener, avec le nom des responsables quand il est indiqué. »

Pour préparer une explication « Explique ce qu’est l’apprentissage automatique à un public de commerciaux sans formation technique. Utilise une comparaison tirée de la vie courante, puis donne deux exemples d’usage en entreprise. 200 mots maximum. »

Pour relire un texte « Relis ce paragraphe. Corrige l’orthographe et la grammaire sans changer le sens ni le style. Liste ensuite séparément les phrases qui te semblent ambiguës. »

Prompt et confidentialité

Tout ce que vous écrivez dans un assistant est transmis au service qui l’opère. Selon l’outil et ses réglages, ces contenus peuvent être conservés ou servir à améliorer les modèles. Avant de coller un document, posez-vous la question : contient-il des données personnelles, des informations clients, des secrets d’affaires ? Si oui, anonymisez-le ou utilisez un outil validé par votre employeur. La CNIL publie des recommandations utiles sur ce sujet. Notre panorama des outils d’IA à connaître revient sur ces précautions.

À retenir

  • Un bon prompt précise le contexte, la tâche, le format et, si besoin, un rôle et un exemple.
  • On progresse par itérations : ajuster vaut mieux que recommencer.
  • Les réponses doivent toujours être relues et vérifiées.
  • Les données sensibles n’ont rien à faire dans un outil non validé.
  • La rédaction de prompts s’apprend vite, et de nombreuses formations courtes la proposent, souvent intégrées à des parcours sur l’IA générative en entreprise.

Cet article peut contenir des liens partenaires. Ils n'influencent jamais ce que nous écrivons.